Espace patient

Historique

L’apnée du sommeil semble être à la «mode». Nous en entendons énormément parler actuellement dans les journaux, les magazines. Mais cette notion d’apnée remonte à de nombreuses années.
Au 18ème siècle on retrouve dans certains écrits médicaux français un syndrome diagnostiqué : la «tombée de la luette». On fait état de luette enflée, de manque de sommeil et d’une altération globale de l'état général. Quelques chirurgiens téméraires allaient jusqu’à faire l’ablation de la luette.

On reconnait à Charles Dickens en 1837 une belle observation de l’apnée du sommeil avec son personnage de Fat Joe dans l’un de ses romans.

En 1908, à  partir du portrait clinique décrit, on s’entend pour nommer «syndrome de Pickwick» les obèses ronfleurs, avec de l’hypoventilation, somnolents dont le sommeil est entrecoupé de bruits d’étouffements.

Quelques années plus tard (1965), un médecin Marseillais note la présence d’arrêts respiratoires chez ces patients.
On observe aussi un état dépressif chez plusieurs sujets présentant du ronflement.
On nomme cet état la dépression du ronfleur, sans approfondir. 

Et vers 1972, on différencie nettement l’apnée obstructive du sommeil présente chez les patients, avec ou non de l’hypoventilation, avec ou non de l’obésité.

1978 : on peut maintenant démontrer l’obstruction des voies pharyngées (ouverture des voies aériennes supérieures). Le ronflement devient de plus en plus un facteur auquel on s’intéresse. On procède alors à la chirurgie au niveau des différentes structures de l’oro-pharynx (luette, amygdales, palais mou…) pour tenter de régler le problème, sans grand succès.

Le Dr Sullivan, en 1981, réussi à corriger, par un procédé de pression positive continue dans les voies respiratoires, l’apnée obstructive.

Voilà le début du traitement de l’apnée obstructive du sommeil : la PPC !